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Améliorer le diagnostic d’un cancer rare utérin
Québec

Améliorer le diagnostic d’un cancer rare utérin

Le léiomyosarcome utérin est un cancer rare et agressif de l’utérus. Lorsqu’il est à un stade avancé, le taux de survie à cinq ans est inférieur à 50 %. Il est difficile à identifier, car il peut ressembler à des tumeurs bénignes, appelées fibromes ou léiomyomes. Ce mauvais diagnostic peut avoir de graves conséquences : certaines patientes subissent une ablation de l’utérus inutile, les privant de la possibilité d’avoir des enfants, tandis que d’autres voient leur cancer passer inaperçu, retardant ainsi le traitement et réduisant leurs chances de guérison.

L’imagerie et l’intelligence artificielle au service du diagnostic

Avec le soutien financier de la Société de recherche sur le cancer (SRC), Dre Caroline Reinhold, de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill l’Université McGill, dirige un projet qui vise à améliorer la détection de ce cancer, en combinant des techniques avancées d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et l’intelligence artificielle (IA).

L’IRM permet d’obtenir des images très détaillées des tumeurs, tandis que l’IA aide à analyser ces images de façon plus fine que l’œil humain. Le projet intègre aussi la radiomique, une méthode qui extrait de nombreuses informations à partir d’images médicales pour révéler des caractéristiques invisibles à l’examen classique, ainsi que des biomarqueurs, c’est‑à‑dire des indicateurs biologiques mesurables liés à la présence ou au comportement du cancer. En combinant ces différentes sources d’information et en les comparant aux résultats pathologiques, son équipe cherche à mieux distinguer les fibromes des cancers agressifs pour déterminer la nécessité d’une intervention chirurgicale.

Cette approche pourrait offrir un outil fiable aux médecins et ainsi réduire les erreurs de diagnostic et permettre une prise en charge mieux adaptée pour les patientes.

La Société de recherche sur le cancer joue un rôle déterminant dans l’écosystème de la recherche sur le cancer au Canada en soutenant des projets qui, sans cela, resteraient sous-financés, en particulier ceux portant sur les cancers rares et négligés. En oncologie gynécologique, le léiomyosarcome utérin est une maladie dévastatrice mais peu étudiée. Ce financement nous permet d’explorer des approches avancées en imagerie et en intelligence artificielle susceptibles d’améliorer radicalement le diagnostic, garantissant ainsi que les femmes atteintes de cancers rares ne soient pas laissées pour compte.

Dre Caroline Reinhold
Chercheuse subventionnée par la SRC

Votre impact

La SRC finance la recherche sur tous les types de cancers. Ce projet illustre particulièrement l’importance de soutenir les cancers rares, souvent moins bien compris et plus difficiles à diagnostiquer. Le soutien de la SRC et de ses donateurs permet aux chercheurs de développer des approches innovantes, comme l’utilisation de l’IA pour améliorer l’aide à la décision clinique. Les méthodes mises au point pourraient, à terme, être adaptées à d’autres types de cancers, renforçant la capacité du système de santé à offrir des diagnostics plus précis et des soins mieux ciblés.

 

Titre du projet : VIBRANT-Validation de l’IRM, des Biomarqueurs et de la Radiomique pour l’évAluatioN et le traiTement du léiomyosarcome

Chercheuse
Caroline Reinhold
Institution
Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill,
Québec
Financement
Subvention de fonctionnement,
2025-2027,
135 000 $